Je voudrais comprendre. Chaque parole se rapporte à l'ivresse, le sang ou le sexe. Tout est lié. Voyez-vous, la chimie me fait ce drôle d'effet. M'emportant dans ce monde de défoncés. Aussi pathétique que cela puisse paraître, j'aime cet univers de torture. Je bascule de l'autre côté, là où il fait beau dans le noir. J'ai cette puissante envie de m'évader dans cette obscurité. Elle m'attire plus que tout. Dans une rue, au bord de l'eau qui sent la mort à plusieurs pas déjà. Putain. Ne rien capter, être dans l'inconscience totale, l'inconstance même. Avoir du sang qui coule le long de mon corps. Je vous entends, oh oui, quelle horreur. Mais bordel, que c'est bon parfois. Le temps a fait ses ravages et aujourd'hui la réalité ne m'interesse plus. Le rêve, le rêve. Voilà tout. Un pas vers la poussière, les nuits qui s'achèvent et moi. Moi, toujours là. Tout glisse à côté. Cela semble être une évidence. Je saurai pardonner votre ignorance, votre inutilité, votre absence. Sachez pardonner mes erreurs, aussi nombreuses soient-elles. Puisque le temps fait tout. J'attends, j'attendrais aussi longtemps qu'il le faudra. Qu'il arrive, me faisant redécouvrir la lumière. Vous verrez la profondeur d'un amour, le silence d'une ancienne souffrance. Et là, l'ivresse sera naturelle, le sang créateur et le sexe un sentiment de délice. Avez-vous compris ?